Le Pavillon Voltaire, en photo sur le site, a appartenu à la famille de Corancez (voir l’histoire de cette thébaïde dans notre « Lettre ouverte aux Scéens »).
Pour les amoureux des belles lettres, et notre plaisir, nous publions un extrait du n°35 de l’année littéraire 1778 – rubrique Maison de Retraite Renaudin.
En voici un extrait pour vous donner l’envie de vous plonger dans ce texte écrit dans la merveilleuse langue du XVIIIème.
« Je sais blessée d’y voir les noms de Voltaire & de Rousseau , ornés des mêmes épithetes , & placés à côté l’un de l’autre. Je crois que le premier doit retentir dans les académies & le foyer de la comédie françoise ; & le second , par-tout où sont encore en honneur , l’amour de la vérité , la rectitude des principes , l’austérité de la morale , la pureté des moeurs, & la saine philosophie. Il y a long-tems qu’on l’a dit : on est de la religion de ce qu’on aime. Je suis trop l’amie de Rousseau pour être l’ennemie de Voltaire : mais il me semble que le plus bel [378] esprit , & le plus grand génie de ce siecle , ne sont pas faits pour figurer ensemble ; & je dirois volontiers que M. Olivier de Corancez est trop l’ami de Voltaire, pour être autant qu’il le faudroit celui de Rousseau »
Très beau texte