Aménagement de la Place de Gaulle
Ateliers citoyens des 28 mai et 28 septembre 2010
Les Scéens ont été conviés à deux reprises par le maire pour participer à des ateliers citoyens afin de définir ce que pourraient être les grands axes du projet d’aménagement de la place de Gaulle.
La première réunion fut un échec patent pour le maire qui a manqué singulièrement de cohérence et de transparence. En effet, alors qu’il venait d’introduire les débats en indiquant qu’il était à l’écoute de ses concitoyens et que c’était à eux de construire ce projet en partant d’une page blanche, certains proches du maire ont déclaré avoir assisté à une réunion privée de présentation dudit projet par le maire. Les Scéens se sont ainsi rendus compte qu’ils étaient une fois de plus dupés, que le projet était déjà abouti ; le peu de confiance qu’ils accordaient encore à la parole du maire de Sceaux a, cette fois, été définitivement anéanti. Mais ce maire méconnaît manifestement le tempérament français. La salle s’est coalisée, a fustigé cette façon de faire et Ph. Laurent a été hué interminablement.
La conclusion de la soirée ne s’invente pas : M. Pathé, adjoint à l’urbanisme, a fait cette magnifique conclusion : « Je vois le désarroi de l’assemblée » et Ph. Laurent a fini par dire « Faites-moi confiance ».
La seconde réunion a été d’un autre style : les Scéens étaient invités à poser toutes les questions qu’ils souhaitaient mais ils ont eu du mal à obtenir des réponses précises et chiffrées.
Faire payer aux contribuables scéens un parking démesuré dont ils ne récolteront que des désagréments.
L’idée du maire est de supprimer les places de stationnement en surface dont une grande partie est gratuite pour construire un immense parking sous-terrain payant.
Comme Sceaux est une ville surendettée, qui n’a donc pas les moyens de financer une telle folie, le maire a eu l’idée géniale qu’ont toutes les Républiques Bananières surendettées : vendre l’espace public.
C’est une forme de cavalerie car une fois de plus, on dépense sans en avoir les moyens et l’on vend les derniers actifs encore libres de droits, ne laissant aux générations futures que de la dette et aucune marge de manœuvre.
Pour convaincre les scéens « payeurs », le maire utilise quelques commerçants qui sont à sa botte (3 ou 4, pas plus), « conseilleurs », pour prêcher la bonne parole ; l’un d’entre eux nous a dit « no parking no business » ; quel homme d’affaires ! Il a même ajouté qu’il fallait que le parking soit gratuit au moins pendant une heure pour que les clients soient satisfaits et reviennent.
Nous en déduisons ainsi que le « conseilleur » doit être le « payeur » et que ce commerçant, qui soutient le maire et le projet, est prêt à financer sur ses deniers personnels les heures gratuites qui seront distribuées ainsi que le nombre de places de parking qu’il estime indispensable au développement de son commerce. Quand on veut récolter les profits, il faut savoir en assumer les charges.
De ce parking, les Scéens qui habitent le Centre ne récolteront, eux, que de la pollution et des embouteillages permanents puisque toutes les voies d’accès ont été rétrécies autour de la place de Gaulle, ne laissant passer qu’une seule voiture, sans parler des feux qui ralentissent le trafic.
Avec l’espoir de garer 300 voitures, le maire nous explique que la place de Gaulle sera un Ecoquartier ; vous ne rêvez pas !
En estimant une rotation toutes les heures de ces 200 à 300 voitures, les mercredi et dimanche matin, ainsi que tout le samedi, nous vous laissons faire le calcul du flux engendré. A moins que le maire ne décide de faire des échangeurs aériens, la ville sera donc totalement bloquée les jours de grande affluence.
Le projet commercial méconnaît les règles du commerce.
Le constat actuel est que les loyers sont exagérément élevés à Sceaux et que nombre de commerçants finissent par jeter l’éponge. Dans ce contexte, ne sont viables que des commerces de bouche d’excellente qualité et des commerces de luxe.
Autour de la place de Gaulle, deux commerces sont fermés et ne trouvent pas preneurs ; dans le centre, trois commerçants ont décidé de partir et ont mis leur fonds en vente.
C’est sans doute la raison pour laquelle le maire, dans une grande logique, pense qu’il faut construire des bâtiments sur la place qui accueilleront de nouveaux commerces.
La surface totale dédiée serait de 2500 à 3000 m², avec des boutiques d’une surface moyenne de 120 m² ; un micro Vélizy en quelque sorte. Personne n’a été capable de nous dire qui viendrait s’installer.
Or les enseignes (hors commerce de bouche) ne veulent plus investir en centre ville ; resteront les commerçants indépendants qui connaîtront les mêmes contraintes de loyers que les commerces qui ferment aujourd’hui.
Mais le maire a l’intention de faire subventionner certains commerces par la ville qui, en détenant des locaux en propre, pratiquerait des loyers modérés.
Cela veut dire que la ville instaurera une distorsion de concurrence entre les commerces de la Place de Gaulle et ceux de la rue Houdan. Inadmissible !
S’immiscer dans le monde des affaires, commerce et immobilier, n’est pourtant pas le rôle d’une commune comme Sceaux. Le maire n’en a pas les compétences, même s’il le croit, et il n’a pas élu pour cela. Il ferait mieux de s’occuper des finances de la ville et de réduire son endettement colossal.
Le maire qui a pourtant fait voter le périmètre de projet en Conseil Municipal a été incapable de nous dire quelle serait la surface totale disponible.
Compte tenu du nombre d’activité qu’il veut y implanter, les immeubles seront très probablement hauts : 30% de logement social, des logements libres, des surfaces commerciales (3500 m²), une maison du commerce…Aucun chiffrage précis ne nous a été accordé.
Mais pourquoi tout ce béton ? Tout simplement parce qu’il faut maximiser le produit de la vente des droits à construire pour financer, en partie seulement, le gouffre financier du parking sous-terrain.
Aucun exploitant ne prendra en concession un tel parking qui ne sera rentable que deux jours par semaine. Alors on nous dit pouvoir trouver un exploitant qui prendrait en charge tous les parkings de Sceaux. Pour combien d’années et avec quelle clause de dédit ?
L’échec de ce projet, quoi qu’il en soit, sera assumé financièrement une fois de plus par les contribuables.
Formidable, merci à l’association Coeur de Sceaux pour ce blog. Nous allons pouvoir
dire haut et fort ce que nous pensons de la gestion du maire de Sceaux : une
calamité pour notre patrimoine et une inconséquence sur le plan financier. Nous devons arrêter ce type à tout prix, faute de quoi, il ne va laisser à nos enfants que des dettes et une ville défigurée.